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Cette randonnée équestre emprunte l'itinéraire pédestre décrit par ailleurs (voir la page rando-bivouac)

 mais le cheval permet d'effectuer en deux jours le tour du massif ET l'ascension du cerro negro.

(cliquer sur les images pour agrandir)

 

Le départ s'effectue à partir de la communauté de Sachapamba où vit Don José Obando: il nous loue les chevaux et se joindra à nous ainsi que son fils.

Au moment du départ on croise" l'avocat": paysan comme la majorité des communéros mais celui ci parle beaucoup....

Pablo: voisin et ami de Cahuasqui, fou d'archéologie et de paramo!

En ce début d'été le terrain reste spongieux et les glissades fréquentes. Les antérieurs sont ferrés sauf chez ma monture qui va nu pied des 4 sabots
Passés les premiers bosquets de Polylepis plus rien n'arrête le vent qui fait la joie des gavilans, curiquingués, quilicos, et même d'un jeune condor très intéressé par le chien de José. Hélas entre le cheval à maintenir et le vent il me fût impossible de prendre ces rapaces en photo.

Après le cuchillo de Guanquillaro apparaissent les lagunes de Burrococha, la paja ondule en vagues jusqu'à l'horizon. Nous venons de franchir une zanja: fossé marquant la fin des pâturages de Cahuasqui et le début des terres de l'hacienda del hospital: 36000 hectares et un seul propriétaire...
 

Nous avions prévu de bivouaquer dans les parages mais le sommet du cerro se découvre et nous décidons de tenter de gravir ce gros dyke basaltique avant qu'il ne se renfrogne à nouveau.

José et sa jument, un sac à patates en guise de selle. Malgré les coups de fil préparatoires on ne m'a pas dit qu'il en manquait une or la mienne dort à la maison....

Toujours se méfier de l'organisation Equatorienne

Le poulain a 2 mois, il suivra sa mère sans rechigner pendant les 2 jours.

Ci dessus: l'étrange végétation du cerro negro: à partir de 4200m d'altitude commence un nouvel empire végétal.

 

Au fond de la combe, nous devrons abandonner les chevaux

 

 

Les poumons dans les chaussettes et le cœur derrière les dents  j'attaque la montée. José court devant, il nous avouera son passé de marathonien plus tard. Pablo qui m'avait allégrement lâché dans les premiers lacets est victime du sorroche et devra ralentir.

L'étrange végétation prés du sommet à 4540m 

                         

 Lipinus alopecuroides

(famille du lupin)

 

 

vue d'en haut: le piton du Yanaurcu de Pinan: 4200m d'altura seulement.

Retour au pàramo avec Burrococha et au loin Otavalo et le lac San Pablo.
 
 

Lagune de Sacapillo: bien remplie après une bonne saison des pluies.

 

     
Les montagnes de la réserve Cotacachi-Cayapas: des bosses à perte de vue jusqu'à l'océan Pacifique. Certains vaqueros brûlent le pàramo pour favoriser une herbe plus tendre: ça ne marche pas, c'est interdit, mais ça continue! Campement de l'autre coté du massif, au fond d'une lagune asséchée.
A gauche: repos mérité pour les chevaux, quant à nous; on cause d'itinéraires futurs...

A droite: de l'autre coté du Pantavi, un petit volcan bien tentant avec encore des lagunes cachées, pour la prochaine fois?

   
-Et le deuxième jour?

-Euu.... et bien la bruine et les nuages ne nous ont pas lâchés d'une semelle, nous sommes redescendus par Parcacocha et Yanacocha, en apercevant à peine leurs rives...ça fait partie du jeu!

Les curieux pourront toujours retrouver le topo complet sur la page rando-bivouac et les photos dans les albums facebook ....

 

 

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